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Aujourd’hui, enfin, plutôt cette nuit, je me lance dans un petit upgrade d’un Sophos.

Alors déjà kezako un « Sophos » ? 

Ce que j’appelle un « Sophos« , mes amis, en fait c’est le nom d’une entreprise qui propose tout un tas de services, des anti-virus, des pare-feux, des anti-spyware et des UTM (précédemment commercialisés par Astaro). Dans le cas présent le mal dénommé « Sophos » par mes soins est le boitier physique qui permet d’installer un pack de sécurité proposé par cette entreprise.

Nous avons récupéré 4 Sophos UTM 110/120 que nous a donné l’entreprise Layer à Auxerre, il y a quelques temps et faute de s’en occuper ils traînaient sur une étagère, chose impensable, aux vues de ce que l’on peux réaliser avec ses bien sympathiques bêtes !

Dans cette petite boite, nous trouvons une carte mère qui embarque pour notre modèle, un Atom N450 dual core à 1.66 Ghz, 2 Go de Ram, hdd 320 Go , une sortie VGA, 2 ports usb et de 4 cartes ethernet, d’un port Compact Flash, et d’un port pour la carte wifi. Pas mal du tout et plutôt compact!!

Avec cette petite configuration, il est possible de faire tourner pas mal de choses, telles qu’un Windows7 (pour le fun), un Nas, Yunohost, un ubuntu, etc…. En fait de quoi bien s’amuser !! En plus c’est plutôt économe en énergie et surtout cela ne prends pas de place. Bon c’est vrai que c’est plus gros qu’un raspberry, mais c’est quand même bien plus costaud.

Ce soir dans un premier temps, je me charge de rajouter une carte wifi et d’installer les deux antennes extérieures, ce n’est pas primordial, j’aurais pus me contenter de les installer dedans et basta. Mais je trouve ça plus rigolo et puis la portée sera meilleure, surtout si on prévoit la création d’un ap wifi.

Allez hop, je démonte. Super seulement 4 visses extérieures et 4 autres intérieures pour accéder à la carte mère. C’est super top ! (va faire tomber une carte mère d’ordi portable et ses 40 visses grrrr).

 

Ensuite on ajoute une Compact Flash de 1 go qui était inutilisée depuis des années dans son emplacement. Cela pourra servir, pour un stockage de drivers, de fichiers, de boot etc…

On prépare maintenant la carte réseau wifi qui va venir prendre place juste à côté de la précédente carte CF. En même temps on essaye les pigtails pour venir brancher les antennes wifi. C’est prêt ! Il n’y a plus qu’a connecter le tout.

Il n’est pas obligatoire d’installer des antennes extérieures, c’est juste pour le fun et comme je le disais augmenter un peu (beaucoup) la portée d’émission  / réception. De toutes façons, soyons clairs, pour un serveur le wifi ce n’est pas le mieux. J’ai de nombreux serveurs en production, mais pour dire vrai aucun avec une connexion wifi seule. Enfin si, un ou deux raspberry en wifi only, mais c’est vraiment pour jouer, j’ai pas confiance en ce wifi, la portée, le hack, j’ai toujours trouvé cela un peu limite. Et en même temps, je passe mon temps connecté avec mon laptop en….wireless tiens, vas comprendre 🙂

Allez, la suite, faire de jolis trous pour laisser passer les pas de vis qui vont accueillir les antennes. Je n’ai jamais été très doué pour faire des trous précis, droits, au bon diamètre du premier coup. Ce n’est pas que je n’arrive pas à mes fins, je suis particulièrement entêté, mais cela prends très souvent plus de temps que prévu. D’ailleurs, encore plus souvent, ma réussite ne tiens pas compte de la complexité des opérations, il m’arrive d’être surpris d’avoir, sans forcer nullement, obtenu un résultat parfait sur une tâche qui me paraissait d’une complexité importante et à l’inverse, de subir, un échec cuisant sur une action qu’un enfant de 8 ans réaliserait d’un air dédaigneux. Là aussi, va savoir !

Il se trouve que chez PCLight, nous disposons d’une perceuse colonne qui va bien jouer son rôle.

En premier lieu, ou va t’on faire les trous ? Que cela ne gène rien, que cela ne touche rien, et que cela soit discret et fonctionnel, enfin faudrait que ça fasse « pro » quand même.

Et un trou, et deux p’tits trous dans la carcasse métallique juste à côté des interfaces rj45.

On glisse les connecteurs, on raccorde à la carte réseau, l’opération n’a pas durée plus de 5 minutes et le Sophos se retrouve upgradé.

Une compact flash de 1 go et du wifi embarqué. Maintenant que tout est en place, j’ai coutume d’allumer une fois l’appareil pour constater que tout est correctement en place. C’est assez rageant de tout remonter et de se rendre compte qu’un élément à été oublié. Ici ce n’est pas gênant, rappelons le : il n’y a que 4 vis pour démonter. J’allumerais donc le bazar quand tout sera remonté.

Voilà, vue de dos ce que cela donne, il ne reste plus qu’a visser les antennes et le tour est joué. Dès lors, la petite machine est prête à accueillir un système d’exploitation. Chez Pclight, les Sophos tournent avec Yunohost et plusieurs avec Ubuntu server.

Cependant une installation de Windows 7 tourne correctement pour les amateurs de Microsoft. Le pack de drivers est disponible ici. Nous avons ajouté un hub usb, car il n’y a que 2 ports disponibles et une carte son également en usb, le chipset audio étant bien évidemment absent sur une machine dédiée à l’origine pour de la sécurité réseau.

Voilà c’est terminé, il ne reste plus qu’a jouer avec.

Cela donne une seconde vie au matériel et je dois bien l’avouer pour un petit serveur cela tiens très bien la route, le cpu est amplement suffisant pour des requêtes mysql ou encore pour servir du wordpress.

 

Le prochain article sera consacré à la réalisation d’une borne d’arcade, à base de raspberry et le soft recalbox.

 

 

Une pensée sur “Sophos…”

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